13 minutes sans respirer : rencontre avec les Bajau, le peuple dont le corps s'est adapté à l'océan
Par Kevin Clerc · Face du Monde TV
13 minutes sans respirer : rencontre avec les Bajau, le peuple dont le corps s'est adapté à l'océan
Les Bajau (ou Sama-Bajau) sont un peuple d'environ un million de personnes réparties entre les Philippines, la Malaisie et l'Indonésie. Ils sont les plus grands plongeurs en apnée de la planète : ils peuvent retenir leur souffle jusqu'à 13 minutes et plonger à plus de 70 mètres de profondeur sans équipement. Une étude publiée dans la revue Cell en 2018 a révélé que leur rate est 50 % plus grosse que celle des populations voisines, grâce à un variant du gène PDE10A sélectionné par plus d'un millénaire de vie marine. Leur génome porte aussi des traces d'introgression dénisovienne.
Les Bajau d'Asie du Sud-Est peuvent retenir leur souffle jusqu'à 13 minutes et plonger à plus de 70 mètres de profondeur sans bouteille ni équipement moderne. Derrière cette capacité hors norme se cache une adaptation génétique confirmée en 2018 par une étude publiée dans la revue Cell : une rate 50 % plus grosse que la moyenne, un réflexe de plongée amplifié, et des variants génétiques sélectionnés par plus d'un millénaire de vie sur l'océan. Voici l'histoire du peuple le plus aquatique de la planète.

Dernière mise à jour : mars 2026
Retiens ton souffle. Vas-y, essaie. Trente secondes, peut-être quarante si tu es en forme. Une minute, et tes poumons brûlent déjà. Maintenant, imagine un homme qui descend à vingt mètres de profondeur dans une eau turquoise, un harpon à la main, avec pour seul équipement une paire de lunettes en bois taillées dans la coque d'un cocotier. Il reste là-bas cinq, sept, dix minutes. Il chasse, il fouille les herbiers, il remonte avec un poisson empalé sur sa lance. Et il recommence. Toute la journée.
Ce n'est pas un record d'apnée. Ce n'est pas un exploit sportif filmé pour une chaîne YouTube. C'est le quotidien des Bajau — le peuple de la mer. Et ce que la science a découvert dans leur corps a changé notre compréhension de l'évolution humaine.
Parce que les Bajau ne sont pas simplement de bons plongeurs. Leur corps est différent du tien. Leur rate est 50 % plus grosse. Leurs vaisseaux sanguins se comportent autrement quand ils plongent. Leur réflexe de plongée est génétiquement amplifié. Et tout ça n'est pas le fruit de l'entraînement — c'est inscrit dans leur ADN, façonné par plus d'un millénaire de vie sur l'eau.
Qui sont les Bajau ? Histoire et origine des nomades de la mer d'Asie du Sud-Est
Pour comprendre les Bajau, il faut d'abord oublier tout ce que tu croyais savoir sur la sédentarité humaine. Oublie les maisons, les rues, la terre ferme. Les Bajau — qu'on appelle aussi les Sama-Bajau ou « nomades de la mer » — ont vécu pendant des siècles sur l'eau. Pas au bord. Pas près. Sur.

Leurs ancêtres naviguaient sur des lepa-lepa — des bateaux-maisons en bois léger où des familles entières vivaient, cuisinaient, dormaient, naissaient et mouraient sans jamais toucher terre pendant des semaines. Le mot « Bajau » viendrait du malais berjauh, qui signifie « s'éloigner ». Et c'est exactement ce qu'ils ont fait : s'éloigner du continent, s'éloigner de la terre, pour vivre dans un monde entièrement liquide.
On les trouve dispersés entre les Philippines, la Malaisie et l'Indonésie, principalement dans les eaux qui entourent l'île de Sulawesi, l'archipel de Sulu et les côtes de Bornéo. Leur nombre total est estimé à environ un million de personnes, mais le mode de vie véritablement nomade — celui des Sama Dilaut, les « Sama de la mer » — est en voie de disparition rapide. La plupart vivent aujourd'hui dans des villages sur pilotis ou ont été relogés sur la terre ferme par les gouvernements locaux.
Mais pendant des siècles, ce peuple a tiré l'intégralité de sa subsistance de la plongée en apnée. Poissons, poulpes, crustacés, concombres de mer, coquillages — tout vient du fond. Et quand ta survie dépend de ta capacité à rester sous l'eau, génération après génération, pendant plus de mille ans, ta biologie finit par suivre.
La rate des Bajau : 50 % plus grosse que la moyenne, la clé de l'apnée prolongée
En 2018, une doctorante de l'Université de Copenhague nommée Melissa Ilardo a débarqué dans un village bajau de l'île de Sulawesi avec un appareil à ultrasons portatif et un projet un peu fou : mesurer la rate des habitants.
Pourquoi la rate ? Parce que cet organe, logé sous tes côtes gauches, joue un rôle méconnu mais crucial quand tu plonges. La rate est un réservoir de globules rouges. Quand un mammifère — phoque, loutre, ou humain — retient son souffle sous l'eau, la rate se contracte et injecte une bouffée de globules rouges oxygénés dans la circulation sanguine. C'est un « turbo à oxygène » biologique. Plus ta rate est grosse, plus la réserve est importante, et plus tu peux rester longtemps en apnée.

Et ce qu'Ilardo a trouvé a dépassé ses espérances. Les résultats, publiés dans la revue Cell, sont sans appel : la rate des Bajau est en moyenne 50 % plus volumineuse que celle des Saluan, un peuple voisin vivant sur la terre ferme de la même péninsule. Les Bajau avaient un volume splénique médian d'environ 175 centimètres cubes, contre 100 chez les Saluan. Et le détail qui change tout : cette différence existait aussi chez les Bajau qui ne plongent pas. Ce n'est donc pas l'entraînement qui grossit la rate. C'est la génétique.
Comment c'est possible ? Tu t'es déjà demandé comment la sélection naturelle fonctionne concrètement ? C'est simple : pendant des générations, les meilleurs plongeurs Bajau — ceux qui rapportaient le plus de nourriture, ceux qui survivaient aux plongées les plus longues et les plus profondes — ont eu plus d'enfants. Ceux dont la rate était naturellement plus grosse avaient un avantage. Ceux qui n'avaient pas cet avantage... l'apnée profonde est extrêmement dangereuse. La perte de connaissance sous l'eau, c'est la noyade. Génération après génération, la sélection a fait son tri.
Le gène PDE10A : comment la génétique des Bajau a modifié la taille de leur rate
En analysant le génome de 43 Bajau et 33 Saluan, l'équipe d'Ilardo a identifié 25 sites génétiques significativement différents entre les deux populations. Parmi eux, un variant sur un gène nommé PDE10A se démarquait nettement : il était corrélé à la taille de la rate, même après correction pour l'âge, le sexe, le poids et la taille des individus.
PDE10A code pour une enzyme appelée phosphodiestérase 10A, qui régule un signal hormonal lié à la thyroïde. Le mécanisme probable est le suivant : le variant génétique des Bajau modifie l'expression de PDE10A, ce qui augmente la libération d'hormones thyroïdiennes, lesquelles stimulent la croissance de la rate. Chez la souris, on savait déjà que les hormones thyroïdiennes influencent la taille de la rate. Des travaux de suivi publiés en 2022 ont confirmé que des souris avec des niveaux réduits de protéine PDE10A développaient effectivement des rates plus volumineuses — reproduisant en laboratoire ce que l'évolution a réalisé chez les Bajau sur le terrain.
Et ce n'est pas le seul gène. L'étude a aussi identifié un signal de sélection puissant sur BDKRB2, un gène impliqué dans le réflexe de plongée humain. Ce gène influence la vasoconstriction périphérique — la capacité de ton corps à resserrer les vaisseaux sanguins des membres pour rediriger le sang oxygéné vers les organes vitaux : cœur, poumons, cerveau. Quand tu plonges, ton corps fait ça automatiquement. Chez les Bajau, ce réflexe est génétiquement optimisé.

Et il y a même une touche d'ADN archaïque dans l'affaire. L'analyse publiée dans Nature Reviews Genetics a révélé que l'un des gènes candidats à la sélection chez les Bajau, FAM178B, porte une signature d'introgression dénisovienne — un fragment d'ADN hérité des Dénisoviens, cette espèce humaine disparue dont on retrouve aussi les traces dans l'adaptation des Sherpas à l'altitude. L'évolution humaine recycle ses meilleures trouvailles, que ce soit pour conquérir les sommets ou les profondeurs.
Comment les Bajau restent 13 minutes sous l'eau : le réflexe de plongée mammalien amplifié
Tu plonges. Ton visage entre en contact avec l'eau. Immédiatement, ton corps déclenche ce qu'on appelle le réflexe de plongée mammalien — un héritage de nos lointains ancêtres aquatiques que tous les mammifères partagent. Trois choses se produisent en cascade.
Premièrement, la bradycardie : ton cœur ralentit. Chez un plongeur entraîné, le rythme cardiaque peut chuter de manière spectaculaire, réduisant la consommation d'oxygène de tout l'organisme.
Deuxièmement, la vasoconstriction périphérique : les vaisseaux sanguins de tes bras, de tes jambes, de tes doigts se resserrent. Le sang — et l'oxygène qu'il transporte — est redirigé vers le cœur, les poumons et le cerveau. Tes extrémités deviennent froides. Tes organes vitaux, eux, sont protégés.
Troisièmement, la contraction splénique : ta rate se contracte et libère sa réserve de globules rouges oxygénés dans la circulation. C'est le boost final, celui qui fait la différence entre une minute et cinq minutes d'apnée.
Chez les Bajau, chacun de ces trois mécanismes est amplifié. Un cœur qui ralentit plus efficacement. Des vaisseaux qui se contractent plus vite et plus fort grâce aux variants de BDKRB2. Et une rate 50 % plus grosse qui libère un volume supérieur de globules rouges.
Le résultat ? Des plongées de travail répétées, trente secondes à plusieurs minutes chacune, avec des intervalles de surface parfois aussi courts que dix-neuf secondes. Jusqu'à 60 % de leur journée de travail passée sous l'eau. Plus de cinq heures cumulées en immersion par jour. Et dans les cas les plus extrêmes, des plongées atteignant 13 minutes — un chiffre rapporté par Melissa Ilardo elle-même, d'après les témoignages de plongeurs âgés évoquant les exploits de leur jeunesse.
Les Bajau comparés aux phoques : des mammifères marins à visage humain
La comparaison n'est pas exagérée. Melissa Ilardo l'a formulée elle-même : ce qui ressemble le plus aux capacités d'apnée des Bajau dans le règne animal, ce ne sont pas les autres humains — ce sont les loutres de mer.

Chez les mammifères marins — phoques, morses, otaries — la rate surdimensionnée est une adaptation bien documentée. Le phoque de Weddell, champion de la plongée profonde, possède une rate proportionnellement énorme qui lui permet de rester sous la glace antarctique pendant plus d'une heure. L'hypothèse d'Ilardo était simple : si la sélection naturelle a donné aux phoques une grosse rate pour plonger, elle a pu faire la même chose chez les humains. La réponse est oui.
Mais il y a un détail que la science est encore en train de déchiffrer. Certains plongeurs Bajau se percent délibérément les tympans pour supporter la pression des plongées profondes. La douleur est intense, l'opération provoque des saignements et une semaine de vertiges. Mais après ? Plus de douleur lors de la descente. Le prix à payer : une surdité progressive avec l'âge. C'est un compromis brutal, culturel celui-là, pas génétique — mais il illustre à quel point la plongée n'est pas un loisir pour les Bajau. C'est une nécessité vitale qui façonne leur corps et leurs choix.
Les Bajau, un peuple nomade de la mer en voie de disparition
Voici la partie de l'histoire qui serre la gorge. Ce peuple, dont le corps porte les traces d'une adaptation millénaire à l'océan, est en train de perdre sa raison d'être biologique.

Les gouvernements d'Indonésie, de Malaisie et des Philippines poussent les Bajau nomades à se sédentariser. Les enfants doivent aller à l'école. Les familles sont relogées dans des villages côtiers ou sur la terre ferme. La surpêche industrielle a dévasté les stocks de poissons dont dépendaient les Bajau depuis des siècles, et de nombreux Bajau ont été contraints d'abandonner la plongée traditionnelle pour des méthodes commerciales — parfois même la pêche à la dynamite, sous la pression économique.
Les bateaux traditionnels, les lepa-lepa, étaient autrefois construits en bois léger d'un arbre aujourd'hui menacé. Les nouvelles embarcations, plus lourdes, nécessitent des moteurs, donc du carburant, donc de l'argent. Le cycle économique pousse les Bajau hors de l'eau, vers une vie terrestre pour laquelle leur culture — et leur biologie — n'ont pas été conçues.
Rasmus Nielsen, le généticien de Berkeley co-auteur de l'étude de 2018, l'a résumé sans détour : le mode de vie plongeur des Bajau est en train de mourir. Mais il a ajouté un détail fascinant : même si les Bajau cessent totalement de plonger, ils garderont leur grosse rate « pour une durée indéfinie ». Sans pression de sélection pour « défaire » l'adaptation, elle persistera dans leur génome. Leur corps continuera de porter la mémoire d'un monde disparu.
Bajau et Sherpas : deux peuples, deux solutions génétiques au manque d'oxygène
Et si les secrets biologiques des Bajau pouvaient sauver des vies dans les hôpitaux ?
Le réflexe de plongée — cette capacité du corps à survivre à une chute brutale d'oxygène — ressemble trait pour trait à ce qui se passe lors d'une hypoxie aiguë en médecine d'urgence. Hémorragie massive, arrêt cardiaque, choc septique — dans tous ces cas, les cellules manquent soudainement d'oxygène. Comprendre comment les Bajau gèrent cette privation, quels mécanismes génétiques leur permettent de maintenir leurs organes vitaux fonctionnels pendant des minutes sans respirer, pourrait ouvrir des pistes thérapeutiques inédites.

C'est d'ailleurs exactement le parallèle avec les Sherpas de l'Himalaya — un autre peuple dont l'adaptation à un environnement extrême (l'altitude, dans leur cas) intéresse la médecine intensive. Les Sherpas et les Bajau représentent les deux faces d'une même pièce : deux populations humaines qui ont résolu le problème de l'hypoxie par des chemins évolutifs différents. Les Sherpas ont modifié leur gestion de l'hémoglobine et leur métabolisme mitochondrial. Les Bajau ont agrandi leur rate et optimisé leur réflexe vasculaire. Deux solutions radicalement différentes au même défi biologique : survivre sans oxygène.
Melissa Ilardo dirige aujourd'hui le Superhumans Lab à l'Université de l'Utah, un laboratoire entièrement dédié à l'étude des populations humaines aux capacités exceptionnelles. Son objectif : comprendre comment certains corps humains préservent leur santé dans des conditions extrêmes, et transposer ces mécanismes en applications cliniques.
Récapitulatif : les adaptations génétiques des Bajau à la plongée en apnée
| Adaptation | Gène impliqué | Mécanisme | Effet | Source |
|---|---|---|---|---|
| Rate surdimensionnée (+50%) | PDE10A | Hormones thyroïdiennes stimulent la croissance de la rate | Réservoir de globules rouges oxygénés, apnée prolongée | Cell, 2018 |
| Vasoconstriction périphérique | BDKRB2 | Modulation des récepteurs de bradykinine | Sang redirigé vers organes vitaux en plongée | Cell, 2018 |
| Réflexe de plongée amplifié | FAM178B (introgression dénisovienne) | Mécanisme exact en cours d'étude | Réponse cardiovasculaire optimisée à l'immersion | Cell, 2018 |
| Métabolisme lipidique adapté | CACNA1A, c10orf11 | Altération du transport calcique et métabolisme cellulaire | Meilleure tolérance à l'hypoxie | Cell, 2018 |
Plonge avec les derniers nomades de la mer
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FAQ
Combien de temps les Bajau peuvent-ils rester sous l'eau en apnée ?
Le chiffre de 13 minutes représente un maximum rapporté par des plongeurs Bajau évoquant leurs meilleures performances. Au quotidien, leurs plongées de travail durent plutôt de 30 secondes à plusieurs minutes, mais elles se répètent des dizaines de fois par jour. L'étude publiée dans Cell en 2018 par Melissa Ilardo et ses collègues a confirmé que les Bajau passent jusqu'à 60 % de leur journée de travail sous l'eau — soit plus de cinq heures cumulées en immersion.
Pourquoi la rate des Bajau est-elle 50 % plus grosse que la moyenne ?
Un variant génétique sur le gène PDE10A, identifié par l'étude de 2018, modifie la production d'hormones thyroïdiennes, ce qui stimule la croissance de la rate. Cette rate surdimensionnée sert de réservoir de globules rouges oxygénés. Lors de la plongée en apnée, elle se contracte et libère ce stock dans le sang, prolongeant la durée possible d'immersion.
Est-ce que n'importe qui pourrait développer une grosse rate en s'entraînant à l'apnée ?
L'entraînement améliore le réflexe de plongée et peut légèrement augmenter la contraction splénique, mais la taille de base de la rate chez les Bajau est génétique, pas acquise. L'étude a montré que même les Bajau qui ne plongent pas ont une rate significativement plus grosse que les Saluan. C'est un trait hérité, pas un effet de l'entraînement.
Quel est le lien génétique entre les Bajau et les Sherpas du Népal ?
Pas directement, mais les deux cas illustrent le même phénomène : la sélection naturelle façonnant le corps humain pour résister au manque d'oxygène. Les Sherpas ont adapté leur système sanguin et leur métabolisme mitochondrial pour l'altitude. Les Bajau ont agrandi leur rate et optimisé leur réflexe vasculaire pour l'apnée. Fait remarquable : l'analyse génomique des Bajau a détecté une signature d'introgression dénisovienne sur le gène FAM178B, un écho à l'ADN dénisovien trouvé dans EPAS1 chez les Tibétains et les Sherpas.
Combien de Bajau vivent encore de manière nomade sur la mer ?
Les estimations varient, mais le nombre de Bajau véritablement nomades — vivant sur des bateaux sans domicile fixe — est en chute libre et probablement inférieur à 10 000 personnes. La grande majorité des quelque un million de Sama-Bajau vivent désormais dans des villages sur pilotis ou sur la terre ferme, sous la pression des gouvernements, de la surpêche industrielle et de l'économie moderne.
L'adaptation génétique de la rate des Bajau va-t-elle disparaître avec la sédentarisation ?
Non. Même si les Bajau cessent totalement de plonger, leur rate surdimensionnée persistera indéfiniment dans la population. Sans pression de sélection inverse, il n'y a aucune force évolutive pour « réduire » la rate. En revanche, si les Bajau se mélangent massivement avec des populations non-plongeuses, le trait pourrait se diluer progressivement au fil des générations.
Où regarder un documentaire sur les Bajau, le peuple de la mer ?
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Ce peuple survit là où personne ne peut
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Je suis Kevin, vidéaste documentariste depuis plus de 10 ans. Je parcours le monde pour filmer des cultures fragiles que le monde moderne efface un peu plus chaque jour — les Sherpas du Népal, les Bajau d'Indonésie, les Mentawai de Siberut, les Toraja de Sulawesi... J'ai créé Face du Monde TV pour préserver ces rencontres et te donner une chance de vivre l'aventure avec moi.
